Après avoir maîtrisé la description de la vie quotidienne aux niveaux A1 et A2, le B1 demande une compétence qualitativement nouvelle : exprimer des opinions et discuter d'enjeux sociaux plus larges comme l'environnement, la migration ou la technologie. C'est exactement ce qui est évalué dans la troisième partie de l'épreuve orale (Sprechen Teil 3) du Goethe B1, où l'on te demande de discuter d'un sujet, et pas seulement d'en décrire un. La différence entre décrire et discuter, c'est que la discussion a besoin d'une langue de liaison particulière pour relier les opinions et présenter plusieurs points de vue, et pas seulement du vocabulaire thématique.
L'un des outils les plus utiles est la structure appariée Einerseits... andererseits... (« d'une part... d'autre part... »), idéale pour présenter deux faces opposées d'une question sans prendre parti immédiatement — une technique très appréciée à l'oral car elle montre une réflexion équilibrée. Tu auras aussi besoin de formules qui présentent une opinion de manière indirecte et polie plutôt que brutale, comme Es ist wichtig, dass... (« il est important que... ») et Das Problem ist, dass... (« le problème, c'est que... ») ; note que dass ouvre une subordonnée dont le verbe passe tout à la fin, exactement comme tu l'as appris avec nachdem et obwohl dans d'autres leçons.
Le verbe sollen à sa forme du Präteritum, sollten, s'emploie ici non pour marquer le passé mais pour exprimer un conseil poli ou une recommandation générale, signifiant « devrait » — un usage qui se rapproche du Konjunktiv II par sa douceur. Tu dirais Wir sollten weniger Plastik verwenden au lieu de l'ordre brutal Verwendet weniger Plastik, qui sonne dur dans une discussion formelle. Le pronom man est un outil allemand fondamental pour parler d'une règle générale qui s'applique aux « gens » ou à « n'importe qui » sans nommer de sujet précis — à peu près équivalent à un « on » impersonnel dans les affirmations générales, comme dans Man muss die Umwelt schützen (« on doit protéger l'environnement »).
Une erreur fréquente est de traiter man comme un pronom personnel ordinaire que l'on pourrait librement remplacer par er ou sie, alors qu'il s'agit en réalité d'un pronom impersonnel à forme fixe seulement au Nominativ (il prend d'autres formes, einen/einem, dans les autres cas), et il ne devrait jamais servir à renvoyer à une personne précise mentionnée plus tôt.